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 Clariska Tudor, Une petite valse?

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MessageSujet: Clariska Tudor, Une petite valse?   Mar 5 Mai - 14:17





NOM : Tudor
PRENOM : Clariska
SURNOM : Rosa Pizzicaty

AGE : 19 ans
NAISSANCE : 12 Août
LIEU : Aes

STATUT SOCIAL : Fille de bourgeois commerçants (vêtements)
STATUT MARITAL : Célibataire
ALIGNEMENT : Neutre/Bon

GROUPE : Civil
MÉTIER : Musicienne
MAGIE : Oui


PSEUDO
Arrohk
AGE
22 ans
COMMENT T'ES ARRIVE LA ?
Via un partenaire : Kings Society
AUTRE ?
Ce design est juste... *o* C'est ce qui m'a amené ici au début. Et puis j'ai adoré tout le reste, surtout de retrouver une ambiance JDR sur plateau j'ai trouvé ça original pour un forum
Oh un détail aussi :
Je joue une femme mais
j'suis un môsieur IRL.
Soyez pas surpris! Very Happy





MENTALPetite de corps et d’esprit :
Clariska est, malgré son âge, d’une personnalité quelque peu infantile. Dépensière, elle adore tout ce qui brille et n’hésitera pas dilapider tout l’argent en sa possession pour des breloques souvent joyeusement inutiles. Sa naïveté profonde lui joue souvent des tours et il n’est rare que les gens abusent de sa gentillesse.
Le cœur dans la main :
Car oui, notre amie est d’une profonde générosité, n’hésitant pas à faire passer le bonheur des autres avant ses propres préoccupations. D’une loyauté sans faille, elle sera toujours là pour ses amis pour le meilleur et pour le pire. Elle se mettra volontiers en danger pour vous sortir des mauvaises passes. Le sens du partage est également une valeur chère à ses yeux.
Pas en sucre, mais… :
Une jeune femme sensible malgré tout. La larme facile, il n’est pas rare de la voir s’enfuir la tête entre les mains de lourds sanglots secouant ses maigres épaules. Souvent boudeuse, notre demoiselle se vexe facilement. Fort heureusement, ça ne dure jamais bien longtemps et son sourire enjoué ré illumine rapidement son visage.
Tout feu, toute flamme :
Energique et indiscipliné, elle ne tient pas en place. C’est un véritable casse-cou, en mouvement perpétuel. Ce qui fait d’elle un vrai danger public étant donné sa maladresse devenue légendaire parmi ses proches : combien de fois a-t-elle amenée dans son sillage tout le contenu des meubles de ses parents, ou encore fait valser les pots de fleurs en courant derrière son chat.
Fille de Gaïa :
En parlant de fleurs, il est bon de préciser de Claris’ en est une véritable passionnée : elle connaît un nombre incalculable d’essences et sait reconnaître une plante ou un arbre au premier coup d’œil. Elle aime particulièrement les roses, trouvant dans ces fleurs une grâce et une force qui la laisse toujours admirative. D’ailleurs, cette fleur trône souvent parmi ses boucles blondes ou orne ses vêtements.
Tout ce qui est petit (n’) est (pas toujours) mignon :
Complexée par sa taille, gare à vous s’il vous vient l’idée de faire un commentaire : vous feriez face à une véritable mini-tornade rageuse, qui n’hésitera pas une seconde à vous sauter au visage et à vous faire goûter à ses ongles longs. Vous voilà prévenus.
Do, Ré, Miii :
Clariska est ce qu’on pourrait appeler une virtuose. Elle pratique le violon depuis son plus jeune âge, et l’instrument est devenu comme le prolongement de son bras. Elle joue de tous les styles, calant bien souvent sa musique sur son humeur. Elle pourra cependant exécuter sans problème des morceaux qu’on lui donne dans le cadre d’un travail. C'est aussi à travers son violon qu'elle canalise sa magie.
REPUTATION
Clariska est issue d’une famille qui jouit d’une réputation plutôt bonne. Les vêtements qu’ils fournissent sont jugés de bon goût malgré des prix un peu prohibitifs… Mais la jeune fille est bien loin de tout ça, c’est l’âme d’artiste des Tudor ! Et elle commence à faire son chemin la demoiselle : animation de soirées mondaines, mini-concerts dans les bars huppés d’Aes…Une diva en devenir ! Cependant, sa renommée ne fait pas d’elle une personne riche. Or chez les aristocrates, c’est la taille du portefeuille qui fait votre grandeur…Elle préfère d’ailleurs offrir sa musique aux classes moins aisées qui l’apprécient à sa juste valeur. Elle donne régulièrement de petites représentations dans les quartiers les plus démunis et sa célébrité y va grandissante. Mais eux ne remplissent pas son assiette.
ASK ME
QUE PENSEZ VOUS DU GOUVERNEMENT ?
Injuste, injuste, et…Injuste ! Je suis une idéaliste peut-être, mais j’estime que notre roi et sa meute pourraient rendre le quotidien de tout le monde un peu plus facile.

QUELLE EST VOTRE AVIS SUR LES OCCUPATIONS DE LA GUILDE ?
« Hum…C’est difficile d’avoir un avis sur ces gens là. Sont discrets. Ils sont fascinants mais je trouve qu’ils ne respectent pas assez la Nature. A trop jouer avec le feu on se brûle, si vous voulez mon avis. Par contre, ils ont raisons pour les reproches qu’ils font au Gouvernement ! »

QUELLE EST VOTRE RELATION AVEC LA MAGIE ?
« Ca fait partie de notre monde, et je dois avouer que ça me plait beaucoup. Ca rend les choses un peu plus mystérieuses, ça laisse une place pour le Rêve dans nos petites têtes. Et puis, c’est quand même bien utile parfois ! »

QUELLE EST VOTRE RELATION AVEC LA MÉCANIQUE ACTUELLE ?
« Je suis curieuse. Ca évolue vite et on voit tellement de choses fascinantes de nos jours ! Je suis pas tout à fait convaincu d’où ça va nous mener par contre, m’enfin... Qui vivra verra ! »

ÊTES-VOUS POUR OU CONTRE L’ÉVOLUTION DE LA SOCIÉTÉ ?
« Totalement pour ! Si on n’essaye pas d’évoluer, on s’améliorera jamais. Il faut vraiment que les gens apprennent à vivre ensemble et qu’on fasse de notre monde quelque chose de beau. »

QUELLE SONT LES PARTIES DE VOTRE CORPS QUI SONT CHIMÉRIQUES ?
Répondre ici ( Seulement chimères )

COMMENT LE VIVEZ-VOUS ?
Répondre ici ( seulement chimères )

VIVEZ VOUS PLUTÔT EN RETIRÉ OU EN PLEINE LUMIÈRE ?
« Pourquoi est-ce que je devrais vivre retirée ? La magie ? Personne ne s’est jamais plaint jusqu’à maintenant. »

COMMENT CONSIDÉREZ VOUS VOTRE INTÉGRATION DANS LA SOCIÉTÉ ?
« Baaah vous savez, on fait ce qu’on peut par les temps qui courent. J’essaye d’être gentille avec tout le monde et j’avise. Je fais en sorte de rester près de ceux qui m’acceptent et j’évite les autres, c’est tout. Adaptée donc. »

QUE PENSEZ VOUS DES CHIMÈRES ?
« J’me demande bien ce qui a pu passé par la tête de mère Nature pour offrir une pareille malédiction. Personnellement j’ai rien contre les demi-monstres, c’est souvent des êtres mal aimés pour pas grand-chose. Mais…je me méfie quand même, parfois y’en a qui sont pas très sympas. Et puis on entend de ces histoires… »

QUE PENSEZ-VOUS DES CYBORGS ?
« Je ne sais pas. J’arrive pas à me faire à leur présence, mais en même temps j’trouve ça fascinant ! D’où viennent-ils ? Pourquoi sont-ils là ? Y’a des mystères à résoudre par ici. Par contre, je dois avouer qu’ils font un peu peur : ils essayent de nous ressembler mais il parait qu’ils ont pas de sentiments. Est-ce que ça veut dire qu’ils peuvent nous tuer si ça leur parait « nécessaire » ? »

QUEL SONT VOS MEMBRES ET/OU ORGANES ENCORE HUMAIN ?
Répondre ici ( pour les cyborgs )

PLUTÔT PATRIOTE OU INDÉPENDANT VIS A VIS DE VOTRE GROUPE ?
« Mon groupe ? Euuuuh…Si on veut dire par là, le peuple ; alors je dirais que j’y tiens. Mais je suis pas du genre à vouloir porter une couleur particulière. On vit tous dans le même monde, on doit faire avec ! »


HISTOIRE
L’Aurore de la petite Tudor. Eveil doré :
Clariska est née au début du mois d’Août. L’air était pesant, et la chaleur rendait l’atmosphère de la ville particulièrement écrasante : aucun recoin de la cité n’était épargné par l’odeur étouffante de l’huile et de la fumée des industries. Inutile donc de préciser que la mère de notre petite Claris, Mme Irélia Tudor, allait au devant d’un accouchement qui promettait d’être rude. D’autant plus que la jeune mère n’avait pas souffert des habituelles contractions qui annonce l’heureux évènement et que le travail avait donc commencé en plein milieu de son magasin. Ambroise, le père, qui était un homme d’un naturel angoissé, couru dans la rue et cria à la volée à la recherche d’un médecin. Qui ne tarda pas à arriver au pas de course. Malgré ça, l’accouchement se passa à merveille. Après trois heures, et une bonne dose d’efforts, la petite Clariska poussait son premier braillement alors que ses petits yeux s’ouvraient sur le monde. Le médecin fut allègrement remercier, les curieux éloignés, et la petite famille s’enferma dans un cocon de bonheur pour les jours qui suivirent.
Les premières années de sa vie, notre petite demoiselle offrit les joies et les déboires habituels à ses parents. C’était un bébé plutôt calme, mais qui montrait déjà signes d’un des principaux défauts qu’elle développerait en grandissant : la petit Tudor était un tantinet capricieuse ! Mais l’enfant, précoce, se mit rapidement à marcher et à parler pour le plus grand bonheur de ses géniteurs. Elle leur faisait rapidement oublier les petits caprices en les amusant par ses babillements juvéniles. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

L’éclosion d’une rose. Musique maestro :
Lorsqu’elle eu quatre ans la gamine, qui commençait à s’intéresser aux choses qui l’entoure, repéra la piano de sa mère. Jusqu’ici, elle n’avait pas eu le droit de s’en approcher. Bravant l’interdit, elle réunit ses forces et son courage pour se hisser sur le tabouret et ouvrir le piano. Elle avait vu Irélia en jouer plusieurs fois, et elle entreprit donc de l’imiter. Elle tapotait de ses petites mains en poussant des petits gloussements de joie à chaque son. Bien sûr, on ne pouvait pas parler d’une œuvre d’art. Mais Ambroise, qui venait d’apparaître à la porte et observait Clariska, eut l’intime conviction que sa fille venait de se trouver là une passion qui lui collerait à la peau. Suite à cet épisode, les Tudor mirent entre les mains de la demoiselle une farandole d’instruments : flûte, harpe, tambourin…Et la révélation apparue claire et nette, pour Clariska comme pour son entourage, lorsqu’elle prit entre ses mains un violon pour la première fois. Elle détailla longuement l’instrument. Jusqu’ici elle les avait plus ou moins éjectés sans y accorder plus d’attention mais les courbes, la démonstration de sa mère, cette façon dont il fallait attaquer les cordes… : Claris fut immédiatement conquise. Elle se saisit de l’objet et à la surprise générale réussit à faire jaillir quelques notes ; à noter que ce n’est pas chose aisée, surtout pour une fillette de quatre ans. La musicienne tapie en elle venait de s’éveiller et ne tarderait pas à prendre son envol.

Au hasard des rencontres. Amitié :
Un jour que Clariska s’amusait dans l’arrière-boutique, le carillon retentit. A cette heure personne ne passait d’habitude, et ses parents avaient désertés le magasin pour une quinzaine de minutes. Du haut de ses cinq ans, la petit Tudor décida d’aller accueillir le visiteur. Elle lâcha sa poupée et se rendit en trottinant à la rencontre de…D’un homme. Grand. Très grand. Il était vêtu très sobrement – ce qui expliquait sûrement la raison de sa présence – portait des cheveux longs et gris qui brillaient au soleil. Il avait l’air vieux, mais Clariska le trouva beau. Très beau. Se penchant maladroitement en avant dans un semblant de révérence, elle entonna d’un seul souffle la litanie qu’on lui avait apprise :
« Bonjour.Désolémaismesparentssontabsentspourl’instantfaiteletourdumagasinilsdevraientarriverd’icipeu. »
L’homme ouvrit des yeux ronds. Puis il éclata d’un rire tonitruant qui fit sursauter notre pauvre fillette. Avait-elle dit une bêtise ? Contrite, elle s’entortilla les mains et se mit à danser d’un pied sur l’autre, ne sachant pas comment réagir.

« - Tu m’as l’air bien dégourdie pour ton âge ma p’tite ! Comment tu t’appelles ?
- Cla…Clariska, monsieur.
- Un bien joli prénom. Moi c’est Caïnald, ingénieur de la Guilde ! Enchanté de faire ta connaissance. »

Sa timidité volant rapidement en éclat, la jeune Tudor s’approcha de la grosse patte que lui tendait d’un air joyeux le dénommé Caïnald. Bien qu’elle n’ait pas la moindre idée de ce qu’était un « ingénieur de la Guilde ».  Lorsque les parents de Clariska revinrent, ils trouvèrent les deux nouveaux amis assis en plein milieu de la boutique, lancés dans un débat visiblement animé sur l’importance de la musique à travers le monde. Ils étaient devenus inséparables.
Quelques semaines plus tard, l’homme revint au magasin une grande boîte sous le bras. Il était poli et joyeux comme à son habitude, mais semblait préoccupé : les traits tirés, les cheveux en bataille et une barbe de plusieurs jours assombrissaient son visage. Irélia le salua avec un sourire avant d’appeler sa fille. Qui déboula à toute vitesse et sauta au cou de l’ingénieur à grand renfort de cris de joies. Elle ne le voyait pas souvent ces derniers temps. Il était occupé lui disait-il. Puis, elle avisa le paquet. Les yeux brillant de convoitise,  elle roucoula en direction de Caïnald.

« C’est quooiiiii ?
- Un cadeau.
- Pour quiiiiii ?
- Devines, p’tite maligne !
- POUR MOI ! »

L’homme s’accroupit et déposa la boite au sol, sous le regard amusé de la mère et celui, curieux, de la fille. Clariska défit les attaches, souleva le couvercle… et colla les deux mains sur sa bouche pour contenir un hurlement de surprise émerveillée. A l’intérieur, roulé en boule sur un petit coussin de soie rouge, un petit écureuil mécanique semblait dormir paisiblement. Fait de petites pièces métal savamment agencées, l’animal était criant de réalisme, à tel point que même Irélia ne put retenir « oh ! » admiratif. Une petite clef en argent était posée à coté de la tête de la créature. Clariska s’en saisit. Elle a tourna dans tout les sens avant de jeter un regard interrogatif au créateur. Celui-ci désigna du doigt une ouverture discrète à la base du cou de son chef-d’œuvre. Il ne pipait mot, désireux de laisser l’enfant profitée au maximum de la découverte. Elle prit entre ses mains le petit animal avec toute la délicatesse dont elle était capable et le porta devant ses yeux. Elle inspecta celui qui allait devenir son compagnon d’aventures et introduit la clef, qu’elle fit tourner lentement. Au début rien. Clariska allait lâcha un soupir de déception quand un léger cliquetis retentit. Le « cœur » de l’écureuil venait de se mettre en marche. L’animal tressauta, puis se déroula lentement pour finir par se jucher sur ses petites pattes, aux creux de main de la fillette. Qui poussait des petits cris d’enthousiasme à chaque mouvement. Il se lécha la patte avant d’entamer ce qui se voulait être une toilette. Geste dérisoire pour une créature de métal, mais qui accentuait encore son réalisme. Il émit un léger son, un peu strident, en direction de Clariska. Qui l’interpréta comme un bonjour qu’elle lui rendit d’une caresse sur la truffe.

« Tremolo. Il s’appellera Tremolo.
- Je te reconnais bien là. Un nom qui convient à merveille si tu veux mon avis.
- Oh merci Caï’ ! Il est magnifique, je l’adore déjà, s’exclama Clariska en serrant l’homme contre elle.
- Et tu ne sais pas encore tout de lui. Je l’ai programmé pour qu’il puisse t’aider à travailler ton violon : il donne un La parfait et pourra enregistrer n’importe quel morceau de musique.
- T’es un vrai génie ! Merci encore !»
-
Caïnald lui expliqua rapidement le fonctionnement de son nouvel ami, précisant qu’il fallait le remonter toute les douze, sans quoi il s’endormirait là où il était. Il expliqua également que ses circuits étaient suffisamment complexes pour que Trémolo puisse apprendre. Ca resterait sommaire, il s’agissait d’un animal après tout, mais si Clariska prenait soin de lui et le dressait avec patience, il se pourrait bien que l’écureuil révèle un potentiel insoupçonné. La fillette écouta attentivement toutes ses explications puis fila jouer dans l’arrière boutique avec son compagnon de métal. L’ingénieur la salua d’un petit signe de main, et prit la direction de la sortie. Avant de passer la porte il se tourna, comme pour graver ces instants dans son esprit, écrasa une larme qui roulait sur sa joue et disparu dans la rue. Ce fut la dernière fois que Clariska le vit. Elle n’attendit plus jamais parlé de lui après ça, et encore aujourd’hui elle se demande ce qu’est devenu son ami.

Le monde n’est pas toujours rose. Colère et Magie :
Clariska avait six ans. Elle s’échinait à découvrir le vaste monde, à commencer par les rues de la ville. Elle courait partout, fouinant dans les magasins et sur les étals du marché, discutant avec les commerçants et les badauds qui voulaient bien répondre à ses questions de gamine. Son sourire et son énergie lui offraient l’occasion d’entrer en contact avec des gens divers. Ca allait du clochard du quartier populaire l’abreuvant d’histoires sur le monde, à la bourgeoise un peu hautaine qui essayait de lui apprendre les bonnes manières à la terrasse d’un salon de thé. Et toutes ses rencontres forgeaient Clariska, qui malgré son jeune âge commençait à se faire son opinion bien à elle. Sauf qu’elle n’en connaissait que les bons cotés. Mais elle n’allait pas tarder à découvrir la bassesse et la violence…
Un jour qu’elle se baladait dans les plats quartiers, Trémolo sur l’épaule et son violon dans le dos, Clariska entendit un hurlement. Curieuse, elle chercha d’où ça provenait. Au détour d’une ruelle, elle découvrit une scène qui la fit frémir d’horreur : cinq hommes, armés de lames, tenaient une jeune femme contre un mur. Bien qu’elle ne comprenne pas tout à fait ce qu’ils avaient derrière la tête, les vêtements déchirés de la femme et ses appels au secours alarmèrent la petite Tudor. Elle chercha du regard pour trouver de l’aide, mais les environs étaient déserts. Alors, sans réfléchir, elle se mit à hurler à son tour avec la ferme intention d’attirer les malfrats dans sa direction. Ce qui marcha à merveille…Trois des hors-la-loi pivotèrent et après avoir comprit qu’il s’agissait d’une enfant, s’élancèrent vers elle pour s’amuser un peu. Clariska commença à réagir : elle s’était peut-être fourré dans une situation qui la dépassait…Fuir ne servirait à rien, ils étaient bien trop grands et musclés, ils la rattraperaient sans soucis. Se battre ? Qu’est-ce qu’une fillette de six ans pouvait bien espérer face à des brutes pareilles ? Alors, sans s’expliquer pourquoi, Claris sortit son violon.
Les hommes rirent. C’est pas de la musique qui les empêcheraient de jouer un peu avec leurs deux prisonnières. Elle s’était retranché sur un pont, mais ne semblait pas prête à fuir. Petite idiote.
Le cœur de l’enfant battait la chamade. Pourtant, un étrange sentiment s’insinuait en elle alors que les brutes approchaient. Et il ne s’agissait pas de peur. C’était…comme un picotement qui rendait tout son corps électrique, lui donnant l’impression qu’elle pouvait abattre des montagnes par la seule force de sa volonté. Prenant une profonde inspiration, elle déposa délicatement son archet sur les cordes et se concentra. Ils s’approchaient, lentement. Le flux qui émanait d’elle sembla converger vers ce point de contact. Toujours plus près, un sourire malsain sur leurs visages. Et la magie opéra. Alors qu’elle attaquait ses cordes avec toute la force combinée de sa peur et de sa détermination, une violente bourrasque balaya l’air devant elle. Et vint cueillir les trois hommes en plein torse. Deux passèrent par-dessus la balustrade et le troisième tomba à genoux, le souffle coupé. Clariska continuait de jouer son morceau, les notes semant le trouble dans l’esprit des ses agresseurs. Les deux derniers, qui avaient laissés leur première proie à moitié nue et tremblante, se jetèrent en poussant des rugissements de rage dans la direction de cette petite démone, qui venait d’envoyer leurs congénères quinze mètres plus bas. Les émotions valsaient dans la tête de Claris, mais elle tentait de rester concentrée sur ce flux qui parcourait ses doigts et venait de lui sauver la vie. Alors qu’ils arrivaient à sa hauteur, elle se lança dans un nouvel accord dont les saccades obligèrent les hors-la-loi restant à se couvrir les oreilles. Douleur atroce. A présent, la peur avait changée de camp. Ils détalèrent sans demander leur reste. Une fois qu’ils furent hors de vue, la fillette tomba à genoux, laissant échapper son instrument ; une immense fatigue l’envahit et elle sentit sa conscience s’éloignée…
La jeune aristocrate avait suivit la scène, sous le choc. Comment une gamine de cet âge avait-elle fait pareil prodige ? Elle serra les lambeaux de vêtements qui lui restaient, et courut sur le pont en direction de cette petite qui lui avait sauvée la vie : elle dormait comme une bienheureuse, son étrange écureuil sautillant près d’elle d’un air affolé. La femme prit délicatement l’enfant dans ses bras et l’amena en lieu sûr.
Plus tard, Elianna Wildwest revint à la boutique des Tudor. Elle n’avait pas oublié l’aide que lui avait apporté Clariska, ni le brio avec lequel elle avait exécuté son morceau. Or il s’avérait que la jeune femme donnait des cours de violon. Qu’elle proposa évidemment gratuitement, en paiement de sa dette. Claris accepta volontiers et les deux devinrent rapidement des très bonnes amies. Leur relation fit beaucoup progressée Clariska, et avec les années Elianna fit d’elle une violoniste hors pair.

Après ces évènements, qui furent les réels tournants dans sa vie, le calme revint. Les années passèrent, et la fillette devint une adolescente talentueuse et avide de connaissances. Vers quinze ans, elle se découvrit une passion pour la botanique. Elle aimait déjà les fleurs, mais pour une raison qu’elle ne s’expliquait pas elle-même – l’adolescence est une période pleine de mystère dans une vie – elle voulu soudain tout savoir à ce sujet.
Les parents de Clariska voyaient cette lubie d’un mauvais œil. « Superflu » disait Irélia, « Abrutissant » renchérissait Ambroise. Les Tudor étaient devenus moi tolérant avec le temps. Ils avaient une boutique à faire tourner, et la jeune fille voulait prendre des cours de botanique ? Eh bien, elle n’avait qu’à se les payer, disaient-ils. Soit ! Claris ne se fit pas prier bien longtemps. Peu après elle disparaissait de la maison toute la journée, voir plusieurs jours. Ses parents ne comprirent que plus tard que Clariska sillonnait en réalité la ville pour donner des petites représentations ici et là. Elle gagnait peu, mais vivant tout de même chez ses parents, elle finit par amasser suffisamment d’argent pour mener son projet à bien : Trouver un professeur digne de ce nom. Qu’elle finit par trouver en la personne de Aaron Steelyrk.
L’homme était venu la féliciter à la fin d’un concert et ils avaient sympathisés. Quand Aaron lui expliqua qu’il était chercheur en botanique depuis près de vingt ans, Clariska bondit sur l’occasion. Elle lui proposa une coquette somme, monnayant quoi elle l’accompagnerait dans ses recherches. Ravi de trouver une assistante aussi déterminée, le botaniste accepta. A une condition : pendant deux ans, la jeune fille devrait se dévouer corps et âme à l’apprentissage de son « art » sans discuter, et en respectant les règles de vie et de conduite qu’il lui imposerait. Habituée à la rigueur que lui demandait la musique, Clariska accepta sans crainte. Ses parents ne seraient peut-être pas d’accord, mais ils n’avaient pas le choix : elle payait, elle décidait.
Les deux années qui suivirent la firent courir entre la Bibliothèque et les Jardins suspendus. Aaron était un peu excentrique et d’humeur inégale. Mais c’était un professeur aussi compétent qu’exigeant, ce qui convenait à merveille à notre rebelle capricieuse : il calmait rapidement ses crises de colère, et quand il n’y parvenait pas, la laissait tout bonnement rentrer chez elle. Il ne donnait plus de nouvelles pendant plusieurs jours. Jusqu’à ce que ravalant sa fierté, Clariska aille s’excuser, penaude. Et petit à petit, elle progressait. Elle apprit un nombre incalculable de variétés aux noms tarabiscotés, découvrit le travail de la terre et l’art de la greffe. Le parfum des fleurs, la joie de pouvoir admirer leurs milles et une couleur…Tout ravie la jeune Tudor, qui ne perdit qu’en de très rares occasions sa motivation. Et puis, arrivés terme de leur contrat Aaron expliqua qu’il partait en expédition en direction d’une région appelée « Le Monolithe ». Selon lui, il y avait là-bas des essences de plantes tout à fait remarquables sur lesquelles il n’y avait pas beaucoup d’informations. Il proposa à Clariska de l’accompagner. Folle de joie, elle courut en parler à ses parents ; qui refusèrent de façon catégorique et menacèrent de l’enfermer à double tour si elle essayait d’y aller. Même la présence du botaniste lors de longues discussions ne les fit pas changer d’avis. Aaron ne voulait pas créer de problème à son élève. Il lui promit donc la retrouver à son retour pour lui raconter ses aventures, à grand renforts de croquis et d’échantillons. Vaincue, Clariska put seulement accompagnée son professeur jusqu’aux portes de la ville et le regarder s’éloigner vers des horizons inconnus. Elle gardera longtemps une légère rancœur envers ses parents. Mais la vie reprit son cours. Clariska venait d’avoir dix-sept ans.

Depuis cet évènement, Clariska cherche son indépendance. Elle vit toujours chez ses parents, au dessus du magasin, mais joue dans les bars, les soirées mondaines…Petit à petit, elle grimpe les échelons de la reconnaissance. Elle espère un jour devenir une musicienne officielle dans l’orchestre royal, ou quelque chose dans ce goût là




STACCATO : Clariska utilise son violon comme un propulseur pour sa magie. Cette attaque, lancée via un accord martelé, provoque une légère onde de choc qui déplace la matière sur une distance pouvant aller jusqu’à une quinzaine de mètres. Les objets voleront à son passage, et une créature vivante subira une forte pression sur la zone touchée, un peu comme si elle recevait un coup de poing
RICOCHETS : Un accord se diffusant comme en écho. Il provoque des vibrations violentes dans le crâne des personnes se trouvant dans une zone circulaire sur un rayon de 2 à 6 mètres. Plus l’ouïe de la cible est développée, plus la douleur sera aigüe. Cela ira de la simple désorientation dans l’espace à une perte temporaire de l’audition..



Dernière édition par Clariska Tudor le Ven 8 Mai - 21:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Clariska Tudor, Une petite valse?   Jeu 7 Mai - 13:14
Bonjouuuur.

J'me permets un petit double-post, que je supprimais après bien évidemment :
Comme vous l'aurez remarquer, j'ai un peu explosé le code sur la partie Histoire. J'ai quelques bases, mais j'vois rien d'anormal avec mes yeux de padawan...Est-ce que quelqu'un pourrait régler le soucis? Ou au moins, m'aiguiller.

D'avance, merci Very Happy
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MessageSujet: Re: Clariska Tudor, Une petite valse?   Mar 7 Juil - 15:20

BIENVENUE ! ♥
Je m'excuse sincérement du temps que j'ai pu mettre pour venir t'accueillir au sein de ma contrée, mais, enfin, te voilà validée. J'espère que ta musique viendra prochainement charmer mes divines oreilles, mon adorable jeune fille.

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