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 Il voulait déjà être roi

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ROI D'AES

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On me nomme
Messages : 22
Geld(s) : 23
Date d'inscription : 19/02/2015
Localisation : Sur son trône.


INGAME
INVENTAIRE:

MessageSujet: Il voulait déjà être roi    Dim 1 Mar - 20:16





NOM : Hawk.
PRENOM : Klaus Ayresleigh.
SURNOM : "Roi", "Votre Altesse" ou encore "Mon Seigneur"

AGE : 26 ans.
NAISSANCE : 14 Février. Le jour de la Saint Valentin, sisi.
LIEU : Aes.

STATUT SOCIAL : He's the King, oh yeah.
STATUT MARITAL : Célibataire. Et il ne compte pas se marier de sitôt.
ALIGNEMENT : …A votre avis ? Pro-gouvernement, il ne va pas être contre lui-même, après tout.

GROUPE : Gouvernement.
MÉTIER : Roi d'Aes.
MAGIE : Ne possède pas la fibre magique.


PSEUDO
Pépin de Pomme / Phoenix / …
AGE
Eighteen, âge de la majorité.
COMMENT T'ES ARRIVE LA ?
JE SAIS PAS. Je cherche encore, en fait. Viva les méandres d'internet !
AUTRE ?
Blblblblblblblbl j'aime ce forum. ♥





MENTALUn enfant. Tu n'es qu'un enfant, Klaus. La vie pour toi n'es qu'un jeu. Tu t'amuses, tu joues avec tes sujets, avec tes victimes, avec tes proies. Tu inventes milles et unes façons créatives de toujours mieux les manipuler, de toujours mieux les torturer. Pour toi, ils ne sont que comme les poupées que tu n'as jamais eues, trop occupé à apprendre à régner lors de ta jeunesse volée, envolée.
Comme un bambin, tu fais des caprices, tu piques des colères. Il faut dire que tu as toujours eu ce que tu voulais. Ton plat favori, un nouveau serviteur, des bijoux plus luxueux les uns que les autres, des automates à la pointe de la technologie. On ne t'a jamais rien refusé. Sauf de l'amour, peut-être ? Mais tu n'en as cure, Klaus. Tu ne veux plus entendre parler de sentiments, d'émotions.
Tu es un coquille vide, à présent. Brisé, meurtri, seul à jamais. Tu as vu ceux que tu croyais aimer disparaître. Et tu t'es vengé, tu as tué, empoisonné, ceux que tu percevais comme coupables de ton malheur. Pourtant, te sens-tu mieux ? Non. Tu regrettes cette enfance passé où tu étais si gai, si innocent, si pur. Même si ton orgueil démesuré ne te le fera jamais avouer, tu aimerais revenir en arrière, et t'enfuir de cette vie royale que tu n'as jamais désiré tant qu'il en était encore tant. Ah, comme tu envies les bas-fonds de la plèbe, qui, malgré leurs airs miséreux, n'ont pas à subir les responsabilités et la solitude qui te pèsent chaque jour !
Parfois, tu décides de chercher un peu de réconfort, un peu de chaleur humaine pour raviver la lueur de ton cœur blessé. Alors, tu vas voir les femmes. Prostituées, filles de bonne famille, créatures indignes, tu n'es pas difficile. Tu les séduis, utilisant pour arme ton regard charmeur et ton sourire ravageur, puis tu passes une nuit, deux, ou même voire plus si sa compagnie t'est agréable. Il faut dire que peu de donzelles résistent à tes avances. Tu es le Roi, après tout, et en ta compagnie, les pires expressions salaces, que tu sembles pourtant parfois affectionner, prennent tout de suite l'allure de doux poèmes amoureux.
Cependant, tu sais pertinemment que si ces jeunes femmes désirent être avec toi, ce n'est que pour le pouvoir. Toutes désirent être ta reine, celle qui gouvernera à tes côtés. Mais tu n'es pas idiot, Klaus. Tu ne l'as jamais été et sans doute ne le seras-tu donc jamais.
Et puis, il faut dire que tu affectionnes trop ta liberté si difficilement acquise pour te laisser berner de la sorte. Adolescent, tu essayais déjà de t'évader de ce palais froid et sans cœur, appréciant courir dans les rue de la ville, marcher à travers les plaines, observer les montagnes en t'imaginant libre de tes choix, te comportant, non pas comme le Prince que tu étais, mais comme le plus misérable des vagabonds d'Aes.
Pourtant, tu n'as jamais été libre, Klaus. Et, il faut le dire, toutes ces restrictions, toutes ces punitions, t'ont aigri, peu à peu. Toi qui étais si gentil lorsque tu étais enfant, te voici devenu malfaisant, violent, sadique. Tu méprisais fut un temps tes parents, mais te voici devenu comme eux. Belliqueux, autoritaire, égocentrique.
Pourtant, certaines rares personnes savent que, au plus secret de toi, tu n'as pas mauvais fond. Car tu es et resteras toujours cet enfant triste et brisé, gamin vengeur qui ne veut plus jamais pleurer.
REPUTATION
Klaus, tout le monde l'aime, tout le monde le vénère, tout le monde le respecte. Mais ont-ils vraiment le choix ? Il est  leur roi, après tout, et toute action contre lui serait punie par le pire des châtiments qui soit : la mort. Mais Klaus est loin d'être un souverain droit et généreux, qui donne tout ce qu'il a aux pauvres. Fut une époque, peut-être se serait-il comporté de cette manière, mais à présent, plus rien mis à part sa petite personne ne semble le préoccuper. Pour lui, les civils ne sont que des pions sur son échiquier, les créatures ne sont que des monstres à éradiquer et la Guilde n'est qu'une association à venir embêter puérilement.
S'il n'est pas un roi aussi exécrable que semble l'être celui qui gouverne Külmvalkjad, il fait néanmoins le strict minimum pour contenter son peuple.
Pourtant, Hawk sait pertinemment que, derrière son dos, lorsqu'il est absent, les critiques et les révoltes grondent…
ASK ME
QUE PENSEZ VOUS DU GOUVERNEMENT ?
"La plupart d'entre eux sont une bonne fournée d'imbéciles. Honnêtement, heureusement que c'est moi qui prend toutes les décisions importantes, parce que sinon… je ne sais pas où nous en serions aujourd'hui. En réalité pour moi, ils ne sont que des sous-fifres. Mais, si je méprise la plupart de ceux qui jadis servaient mes parents, je ne suis pas contre eux. Nous sommes dans le même camp, après tout."

QUELLE EST VOTRE AVIS SUR LES OCCUPATIONS DE LA GUILDE ?
"Steamwave, la dirigeante de La Guilde, elle est canon ! J'aimerais bien l'inviter à dîner dans mon palais, et plus si affinité, un de ces jours. Dommage qu'elle ne réponde jamais à mes lettres. Mais pour la pousser à faire attention à moi, je m'amuse à leur mettre des bâtons dans les roues, à son organisation et à elle-même. D'une part, parce que c'est hilarant de la pousser à bout, mais également parce que, par l'arrogance de la Guilde envers mon propre gouvernement, il est de mon devoir de jeter un œil sur leurs activités. Et puis, il faut dire que c'est ce que mes prédécesseurs ont toujours fait."

QUELLE EST VOTRE RELATION AVEC LA MAGIE ?
"Depuis que je suis enfant, on me répète que la Magie est dangereuse. Est-ce vrai ? Sans doute, sinon, pourquoi faire tant d'histoires à ce sujet ? En tout cas, je préfère combattre tout ce qui pourrait être qualifié de paranormal. Sait-on jamais…"

QUELLE EST VOTRE RELATION AVEC LA MÉCANIQUE ACTUELLE ?
"La mécanique ? J'ai toujours vécu avec. Bien que je n'ai aucune idée de comment ces petites merveilles d'automates fonctionnent, j'en raffole ! Et puis, je suis certain que cette technologie est l'avenir de notre société. Si pour l'instant les inventions que les chercheurs qui travaillent à ma solde ne sont pour la plupart que purement distractives, il ne faut néanmoins pas oublier qu'elles pourraient un jour servir à faire la guerre."

ÊTES-VOUS POUR OU CONTRE L’ÉVOLUTION DE LA SOCIÉTÉ ?
"La société dans laquelle nous vivons est celle que j'ai moi-même créée. Je ne tolérerais donc aucun changement que je n'aurais moi-même pas décrété au préalable."

QUELLE SONT LES PARTIES DE VOTRE CORPS QUI SONT CHIMÉRIQUES ?
Wait. J'suis pas un monstre, moi !

COMMENT LE VIVEZ-VOUS ?
Oh, ben je le vis bien. Même si je n'ai aucun idée de quoi vous parlez.

VIVEZ VOUS PLUTÔT EN RETIRÉ OU EN PLEINE LUMIÈRE ?
Hein ?

COMMENT CONSIDÉREZ VOUS VOTRE INTÉGRATION DANS LA SOCIÉTÉ ?
"Je suis le Roi. Personne dans cette société ne peut être mieux intégré que moi. Bon, il est vrai que je sais pertinemment que certains groupes de personnes ne tolèrent pas de me voir gouverner. Mais la plupart du temps, je les fais taire en ordonnant à mon bourreau de leur couper la tête sur la place publique. Généralement, après, plus personne ne viens se plaindre et je suis respecté, craint et vénéré dans toute la ville."

QUE PENSEZ VOUS DES CHIMÈRES ?
"Ce sont des monstres. Ils sont si laids, si horribles, qu'il est impossible qu'ils soient humains. Oh, rassurez-vous, en aucun cas je ne les crains. Je les méprise, c'est tout. Pour moi, ils ne sont que de potentiels esclaves au service de mon gouvernement. Pourtant, je suis obligé de leur laisser la vie sauve, avec le strict minimum pour survivre. Et je dois avouer que je trouve ça plutôt embêtant. "

PLUTÔT PATRIOTE OU INDÉPENDANT VIS A VIS DE VOTRE GROUPE ?
"Patriote, quelle question stupide. C'est moi qui dirige mon groupe et décide de son bon fonctionnement, et il fait partie intégrante de moi, aussi en me posant cette question, c'est exactement comme si vous me demandiez si ma tête aimerait se détacher de mon corps. Bon, il est vrai que je dois avouer que les autres membres du Gouvernement ont tendance à m'exaspérer, et que, parfois, je me surprend à rêver que je ne suis qu'un citoyen lambda, libre de faire véritablement ce qu'il a envie sans aucune responsabilité. Mais je suis ce que je suis, et jamais je ne pourrais me séparer de ceux qui m'entourent au sein de mon groupe."

HISTOIRE

Naissance;
Sueur. Douleur. Pleur. Et soudain, un cri strident. Un petit bout de chair sanguinolent apparaît, on s'empresse de le prendre et de le laver. Les parents se regardent, fiers de cette chose minuscule qu'ils ont engendrée, de ce futur héritier qu'ils espèrent à la hauteur de leurs espérances.
Ce garçon qu'ils observent d'un air curieux, c'est toi, Klaus.
Ta mère soupire d'épuisement, et, sans que tu n'aies pu te nourrir à son sein, te dépose dans les bras de ton père.  Un mince sourire apparaît sur son visage en voyant tes yeux d'un bleu glacé distinctifs de la famille Hawk. Tu seras, songe-t-il, un parfait héritier pour son trône.
La porte s'ouvre sur une jeune nourrice essoufflée. Ses cheveux sont en bataille et un mince filet de sueur coule le long de sa tempe. Elle semble avoir parcouru l'ensemble de l'immense Château d'argent où tu as vu le jour pour arriver jusqu'à toi aussi vite que possible.
Ton père la regarde d'un air sévère et, sans un mot, te dépose dans les bras de la jeune femme. Il renifle avec dédain, et, sèchement, l'ordonne de s'occuper de toi jusqu'à ce que tu sois en âge de te tenir convenablement à la Cour. Elle hoche la tête, et t'emporte avec elle dans les quartiers qui te sont réservés, et où, durant les trois premières années de ta vie, tu seras cloitré sans que tes parents ne viennent te voir une seule fois.

Quatre ans;
Tu ris. Tu cours. Tu joues. Voici de quoi sont faites tes journées, durant lesquelles tu tentes d'animer un peu plus chaque jour ce château si morne et si froid où tu as toujours vécu.
Les domestiques disent que tu es le rayon de soleil d'Aes, les visiteurs te trouvent adorable, et même les gens du peuple parlent entre eux de ta joie de vivre contagieuse. Mais tes parents, eux, te méprisent. Pour eux, tu ne dois pas parler, pas bouger, pas te montrer. Pour eux, tu n'es que le descendant des Hawk, et en aucun cas tu ne seras un être humain à aimer. Pourtant, tu essaies, Klaus, d'attirer leur attention pour recevoir un peu d'amour. Tu leur offres des dessins des automates que tu as pu observer à la Mécanica, des fleurs que tu as cueillis dans les jardin, des petites sculptures d'argile que tu as fais toi-même avec tes serviteurs lorsqu'ils essayaient de t'occuper sagement. Mais rien n'y fais, tu reçois à chaque fois le même regard chargé dédain.
Et ça, ça te fais souffrir. Et pour oublier ta douleur, tu ris, tu cours, tu joues un peu plus chaque jour.

Huit ans;
Tu n'est plus seul, Klaus. Tu as un ami, à présent. Clifford, comme il te plaît de le nommer pour l'embêter, est et sera toujours là pour toi, pour consoler tes chagrins comme pour partir à l'aventure dans les recoins de ton palais en ta compagnie. Vous n'êtes pas du même sang, vous n'êtes pas de la même classe, mais, pourtant, vous vous considérez l'un et l'autre comme des frères. Oh, bien sûr, tu avais déjà tes domestiques pour te tenir compagnie. Mais avec Arès, c'est différent. Pour la première fois, tu as l'impression d'être enfin perçu comme une personne, avec ses qualités et ses défauts, avec ses émotions et ses sentiments. Pour lui, tu ne te résumes plus au simple rôle du prince d'Aes, à la simple fonction d'héritier du trône. Pour la première fois de ta courte vie, tu as enfin l'impression d'être aimé, Klaus. Bien sûr, tu veilles toujours à ce que tes parents ne voient rien en ce qui concerne cette amitié que tu sais interdite. Mais ne sont-ils pas trop occupés à s'occuper de leur propre nombril pour surveiller ce que leur fils unique fait dans son coin ?

Treize ans;
Les larmes coulent le long de tes joues pâles tandis que tu serres dans tes bras une dernière fois ton meilleur ami. Ton père a découvert il y a quelques jours seulement le pot aux roses, et a très clairement stipulé que jamais, plus jamais vous ne vous reverrez. Ses parents tiennent dans leurs mains les quelques paquets qui constituent leur maigre inventaire, et attendent, anxieux, que tu aies terminé de faire tes adieux à ton frère de cœur. Tu te sens coupable et honteux de ce qu'il leur arrive. N'est-ce pas de ta faute que cette famille soit contrainte de quitter foyer et travail pour errer dans les bas quartiers de la ville ?
Tu trembles légèrement, en pensant à la solitude qui reviendra te hanter d'ici peu. Oh, bien sûr, tu continueras de disperser ta bonne humeur contagieuse dans chaque recoin du Château d'Argent, mais tout seul, ce ne sera plus pareil.
Tu regardes en frottant tes yeux rougis Arès retourner auprès de sa famille et t'adresser un dernier signe de main, l'air aussi désemparé que toi.
Tu serres tes petits poings, sentant tes ongles transpercer les paumes de tes mains fines, et, sentant la détermination te brûler les entrailles, tu te promets de revenir auprès de Clifford dès que tu en auras l'occasion. Tu te jures de quitter ton palais où tu est enfermé pour courir vers la liberté, quitte à rejoindre toi aussi les quartiers pauvres d'Aes.

Quinze ans;
Tu n'es plus le petit prince que tout le monde connaît, Klaus. Tu as changé, tellement changé. A présent, plus personne ne devinerait que tu es de sang royal.
Habillé comme un vagabond, empruntant les manières des pires truands, traînant avec une bande d'adolescents aussi férus de liberté que toi, tu enchaînes coup sur coup, connerie sur connerie, aventure sur aventure.
Tu t'échappes de ton château si froid et si angoissant, et pendant une, deux, ou trois journées, tu quittes cette vie de luxe et de solitude. Crapule, délinquant, canaille, tels sont les mots avec lesquels ceux que tu croises affublé ainsi te qualifient. Parfois, tu te demandes comment ils réagiraient en sachant que le jeune garçon qu'ils insultent est le futur roi de leur nation. Mais, toi, tu te contentes de sourire lorsqu'on te fait une remarque désobligeante. Tu ne voudrais pas que quelqu'un soit au courant de ton petit secret, après tout.
Tu visites les pires quartiers, les pires recoins, les pires ruelles de cette ville dont tu ne connaissais jusqu'à récemment que le château qui la domine. Tu commences à connaître le marché noir et ses secrets, la forêt remplie de monstres et la tour du borgne aux milles délices comme ta poche.
Cette vie de liberté et d'aventures te plait, Klaus. Tu voudrais tant quitter à jamais cette vie de prince que tu retrouves avec à chaque fois plus de désespoir après chaque escapade. Mais tu ne peux pas. Tu n'oses pas, pas encore.

Seize ans;
Derrière les vitraux cristallins qui t'empêchent de sortir de ta prison dorée, tu observes la terre, les jardin, les plantes. Tu veux partir. Mais tu ne peux pas. Depuis que les gardes de tes parents t'ont découvert alors que tu tournais autour du marché noir, tu ne peux plus te promener à ta guise sans surveillance. En permanence, à partir du moment où tu ouvres les yeux le matin jusqu'à l'instant où tu sombres dans un sommeil profond le soir, les membres de ta garde personnelle épient les moindres de tes mouvements, les moindres de tes gestes. Oh, bien sûr, parfois Breeze te laisse t'échapper durant une heure ou deux en te faisant promettre que tu seras sage, mais c'est différent. Tu n'es plus libre, Klaus. A vrai dire, tu ne l'as jamais été, mais ce n'est que maintenant que tu en prends réellement conscience. Tu te rends compte que jamais, jamais tu ne pourras embrasser cette liberté si chère à tes yeux. Pauvre petit prince éternellement prisonnier, ton sort n'a rien à envier à ceux qui se disent miséreux.
Tes parents t'ont annoncé il y a quelques jours seulement tes prochaines fiançailles avec une jeune princesse d'un royaume frontalier. Même en amour, personne ne te laisse le choix de ce que tu voudrais ou non. Dans un coin de ta tête, tu te promets d'élaborer un plan afin de fuir cette demoiselle que tu ne saurais voir, ces parents que tu ne supportes plus, ce château si froid ou tu ne trouves pas ta place.

Dix-sept ans;
Pour la toute dernière fois de ta vie, des larmes brouillent ta vision et coulent le long de tes pommettes pointues. Toi qui voulait fuir, toi qui voulait avoir une autre vie, toi qui voulait fuguer en compagnie de la seule et unique jeune fille qui a su faire battre ton cœur, te voici attrapé.
On te condamne au silence et à l'enferment dans cette grande chambre où tu as déjà passé la plus grande partie de ta vie. Tu avais tout préparé, pourtant. Personne mis à part ta chère Katarina et ton meilleur ami Arès n'avait été mis au courant de cette escapade que tu avais prévu. Tu souhaitais t'enfuir de cette vie et de cette famille que tu haïssais tant, courir dans les rues basses d'Aes, humer à plein poumons l'air salé du port, combattre en compagnie de Clifford les monstres que vous seriez plausibles de rencontrer lors d'aventures improvisées, et, surtout, épouser, serrer dans tes bras, embrasser Katarina.
Tu serras les dents, et refoulant tes pleurs, frappa de tes poings le mur orné de riches tapisseries qui te faisait face.
Un mouvement dehors attire ton attention. Tu regardes à travers ta large baie vitrée, qui te donne une excellente vue sur la Cour du Château. Et ce que tu y vois te glace le sang. Katarina, ta belle Katarina est emportée par Bold, le bourreau le plus terrible d'Aes. Tu sais ce qu'il est capable de faire à ceux qui tombent entre ses mains. Tu sais ce que ça, tout ça est encore de la faute de tes parents. Et, surtout, tu sais que jamais, plus jamais, tu ne reverras la seule fille dont ton cœur ne se soit jamais réellement épris.
A cet instant, quelque chose se brise en toi. Ton essence même n'existe plus, Klaus, tu n'es plus que rage, haine, et colère.

Dix-huit ans;
Un an. Cela fait déjà un an que tu es incapable de dormir plus de quelques heures par nuit. Cela fait déjà un an que tu essaies d'oublier le doux visage de Katarina. Cela fait déjà un an que tu n'es plus toi-même.
Mais, surtout, cela fait déjà un an que tu as commis un acte que tu ne te pardonneras jamais, un acte qui te hante chaque jour, chaque nuit de ton existence. Tu te revois te faufiler jusque dans les cuisines, verser un flacon d'arsenic dans cette théière en fine porcelaine et t'assoir à cette large table où tu dinais avec tes parents lorsque ces derniers daignaient de t'inviter à te joindre à eux. Ils voulaient te parler de tes proches fiançailles avec une certaine princesse Helena. Tu ne voulais pas en entendre parler. Et, de toute façon, tu pensais que ton calvaire serait bientôt terminé.
Pour toi, régner sur le trône d'Aes symboliserait la liberté. Tu étais aveuglé par cette soif de vengeance, par cette volonté, sans doute, de retrouver ton enfance perdue.
Mais, tu n'étais pas fait pour tuer. Tu les avais vus porter à leurs lèvres cette infusion mortelle, au goût détestable que tu n'avais jamais aimé. Tu les avais vu se tordre de douleur, vomir des geysers de sang, pleurer, gémir, perdre toute leur dignité. Tu les avais vu mourir sous tes yeux exorbités, et, tout de suite, tu avais regretté ton geste. Tu avais tremblé, de plus en plus fort. Mais tu ne pleurais pas, Klaus. La toute dernière trace d'innocence qui aurait pu encore restée cachée au fond de ton âme venait de s'envoler tandis que tu voyais ceux qui t'avaient donner le jour te regarder avec cet air accusateur dans lequel la mort les a figé.
Tu es un jeune homme hanté, à présent. Jamais, plus jamais, tu ne seras comme avant.

Vingt-et-un ans;
Vêtu de ce long manteau pourpre qui caractérise depuis des générations les rois d'Aes, tu gravis les marches qui mènent à l'église de la cité mécanique.  
Avec délicatesse, tu t'agenouilles au pied d'une effigie du dieu Orixe, et tu prononces ce sermon que tu as milles fois répété depuis ton enfance. Tu n'as jamais réellement cru en cette divinité de la création, comme la plupart des autres citoyens de la ville, mais tu te dois tout de même te plier aux plus anciennes traditions de ton peuple. Car aujourd'hui, jour de ton vingt-et-unième anniversaire, tu deviens officiellement le Roi, Klaus. Tous les pouvoirs sont à toi, à présent.
Tu te tournes vers la foule qui te fais face, et, impassible, tu courbes l'échine. On te pose sur la tête la précieuse couronne ornée du sceau de ta contrée.
Un sourire froid et dénué de sentiments étire ton visage, tandis que tu prononces le discours que ton larbin Ignis t'a préparé.
On t'applaudit. Tu te rends compte maintenant que, à présent que tu es de façon officielle l'homme le plus puissant du Royaume, tu pourras faire et obtenir tout ce que tu voudras. Et, sans aucun doute possible, ta première action sera d'annuler ce contrat de mariage avec cette princesse que tes parents ont préparé et signé quelques jours à peine avant la mort que tu leur as infligée. Tu t'es promis que, en souvenir de Katarina, jamais tu ne prendras d'épouse. Et puis, tu aimes trop ta liberté et ton célibat si durement acquis pour cela.
Parmi les gens du peuple venus assister à ton couronnement, tu aperçois Arès. Un léger sourire, sincère cette fois, apparaît sur tes lèvres pâles. Tu tiens à cette amitié plus que tout au monde. Elle es l'une des seules choses qui puisse te donner l'impression d'exister à présent.

Vingt-six ans;
Toujours égal à l'homme sans vie que tu es devenu, tu continue de régner tant bien que mal sur Aes. On t'aime, on te déteste, mais tu n'as plus cure de ce que pense le peuple de toi.
Chaque jour qui passe, tu deviens plus froid, plus distant, plus mélancolique. Pourtant, tu gardes tout de même ton âme d'enfant capricieux et joueur qui ne t'a jamais réellement quittée, et qui exaspère tant de gens.
Respectant les principes que ton père avait instaurés avant toi, et que pourtant tu méprisais jadis, tu continues de chasser chimères et êtres dotés de magie.
Pourtant, tu sais pertinemment que, dans les rues d'Aes, les révoltes grondent. Tu entends les voix du peuple lorsque, vêtu tel un vagabond comme lors de ton adolescence, tu tentes de retrouver une certaine liberté, t'échappant de cette vie que tu n'as jamais désirée.
Tu as acquis cette réputation d'un monarque coureur de jupons, libertin, vulgaire, méprisant, parfois sadique et toujours sans scrupule. Pourtant, mis à part les individus qui furent un jour proches à tes yeux, personne ne sait et ne saurait jamais qui tu es réellement.
Un jour peut-être tu pourras redevenir comme ce petit enfant gai, pur et joyeux. Peut-être qu'une fois ton essence et ton âme reconstruites, tu pourras redevenir toi-même.
Mais pour l'instant, tu restes et resteras une ombre, une coquille vide d'un garçon qui voulut échapper à son destin.






LAME SACRÉE : Klaus possède une épée, surnommée Précieuse, qui appartient à la dynastie des Hawk depuis des millénaires. Le sceau d'Aes est gravé sur la garde dorée, elle-même incrustée de pierres plus rares les unes que les autres. La lame est résistante et extrêmement affûtée. En effectuant cette attaque, Klaus peut scinder n'importe quel matériau de son choix (pierre, bois, monstre, humain,...) sans aucun effort. on dit de cette épée qu'elle est incassable et qu'elle aurait été bénie par les dieux en personne.  
BELIER A POINTES En plus de Précieuse, son épée, Klaus possède également une armure héritée elle aussi de ses ancêtres. Sur la partie recouvrant son avant bras gauche et l'ensemble de son torse, il lui est possible de faire apparaître des pointes rétractables faites en un matériau que les scientifiques prétendent incassable. Lorsqu'il utilise cette attaque, Klaus fonce sur son ennemi avec le bras en avant, et tente de le transpercer avec ces pics. Cependant, cette technique, bien que pouvant être terriblement efficace si elle réussit, échoue de nombreuses fois et met facilement le jeune roi à la merci de son adversaire.
Il faut également préciser que, si Klaus ne s'exhibe que rarement avec son armure au complet, il porte cependant très souvent cette arme à son bras lorsqu'il s'aventure hors de son château sans la surveillance de sa garde personnelle.  

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MessageSujet: Re: Il voulait déjà être roi    Mer 8 Avr - 20:06

BIENVENUE ! ♥
Il est souvent dur d'être soit quand là haut on nous dit d'être quelqu'un d'autre. On essaye, on pense y arriver, mais au final ce n'est qu'un leur, on revient à la case départ. Klaus, tu es né enfant adulte dans le berceaux mécanique d'Aes. Cette dévoreuse d'âme... Tu as eu le courage de commettre l'irréparable. Tu as eu le courage de prêter serment sur mon essence... J'en suis triste. J'en suis fier. La balance de Mère justice est instable. Que vas-tu devenir ?

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Un inconnu tout vêtu de noir s'approche de ton humble personne. Tu ne peux voir son visage car caché par une amble capuche, mais tu peux sentir sa respiration calme et sans odeurs. Il ne dit pas un mot, et tu n'oses pas demander qui il est.
Au bout de quelques instant il plonge sa main entre les pans de son vêtement et en sort une clef qu'il te tend. Tu l'as prend, et il part en silence, son ombre se brisant au loin.


♦ Vous pouvez vendre cette clef à la Mecanica pour un prix de 15 Gelds, ou bien décider de la conserver dans votre inventaire. Réfléchissez bien.



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Si vous avez une question ou des suggestions, contactez plutôt Feu Follet & Klaus A. Hawk.
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Il voulait déjà être roi

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